Le logisticien Geodis renforce son implantation en Pologne

La filiale de logistique de la SNCF acquiert Pekaes, un acteur polonais qui va lui permettre de renforcer son implantation sur un marché en plein essor.

A ceux qui poussent la SNCF à céder des actifs comme Geodis, sa filiale logistique, pour éponger ses pertes, Jean-Pierre Farandou a récemment indiqué que celle-ci est un actif stratégique, et un relais de croissance pour l’avenir. Geodis joint donc le geste à la parole, en rachetant son confrère polonais Pekaes, un logisticien qui compte plus de 1.200 salariés, 20 succursales en Pologne, ainsi que trois terminaux ferroviaires et 6 entrepôts logistiques. Le montant de ce rachat n’a pas été dévoilé.

L’entreprise présidée par Marie-Christine Lombard, numéro un de son secteur en France et sixième européen, qui compte un réseau de plus de 120 pays, se renforce ainsi en Europe de l’Est et surtout en Pologne, le troisième marché logistique d’Europe. Un marché en plein boom depuis que nombreux acteurs de la grande distribution ou de l’industrie (Adidas, Amazon, Decathlon, PepsiCo, etc.) ont édifié dans le pays d’énormes entrepôts XXL pour leur logistique européenne.

10.000 clients en Europe de l’Est

« Le secteur de la logistique reste extrêmement fragmenté. C’est un marché total de 5.600 milliards de dollars, qui n’a pour l’instant été externalisé vers des logisticiens qu’à hauteur de 2.600 milliards. Notre métier va continuer de se consolider », indiquait en début d’année la présidente de Geodis dans une interview aux « Echos ».

Pekaes, fondé en 1958, opère « l’un des principaux réseaux de transport de lots complets et de transport de lots partiels en Pologne pour le fret palettisé », et « pilote l’ensemble des flux nationaux et internationaux de ses 10.000 clients actifs », détaille un communiqué de Geodis. En 2018, il avait signé un partenariat avec le groupe français Heppner.

« Ensemble, nous avons construit un poids lourd de la logistique qui a suscité l’intérêt de Geodis ; la force et la résilience de l’entreprise ont été démontrées par le faible impact de la pandémie sur les résultats actuels », souligne Krzysztof Kulig, associé principal d’Innova Capital, la structure qui a négocié la cession avec le groupe français.

Source:  LesEchos